Trop d’oppression mène à l’explosion
Face à l’oppression, où les limites sont testées encore et encore, quelle réaction pouvons-nous attendre ? C’est bien souvent celle de l’explosion. Des années, des décennies voire des vies à subir finissent par éteindre une Conscience, la résigner ou bien la réveiller. Dans un sursaut extrême, elle réagit à l’abus, qui a depuis trop longtemps perduré, par la flamme de la rage.
Combien d’histoires personnelles et collectives témoignent de ces coups de sang ? Que ce soit par un geste désespéré d’une femme retenue prisonnière d’un mari tyrannique et humiliant. Ou une population criant famine et pliant sous le poids de la dette, de perspectives sombres. Tous arrivent à un point de rupture où la souffrance n’est plus acceptable, n’est plus tolérable, n’est plus vivable. Ne voyant d’autres issues que l’affrontement, ils s’érigent face à leurs oppresseurs par la violence.
Une violence qu’ils ne souhaitent pas profondément. Mais les circonstances les y ont menées.
Une devise française sans concession
Qui sait qu’avant d’officialiser notre devise française « Liberté, Égalité, Fraternité » elle était nommée « Unité, Indivisibilité de la République, Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort ». Reprise pendant la période de la Terreur, en 1793, elle attestait que pour reprendre le pouvoir, point de concession n’était accordée par le peuple revendicateur.
La colère monte dans le monde
En 2025, nous sentons de nouveau les prémisses de vents révolutionnaires à travers le monde. La colère gronde et monte dans de nombreux pays. L’oppression s’est depuis lors poursuivie, sous des formes différentes et pourtant bien réelles. L’esclavagisme a changé de visage mais il est facile pour qui veut voir que sur cette Terre, nous ne sommes pas libres.
Mais avant de descendre dans la rue et de scander des slogans réclamant notre souveraineté, il serait intéressant de se questionner. A quels endroits nous ne sommes plus libres ? A quels endroits encore pouvons-nous reprendre le pouvoir sur nous-mêmes.
Des environnements plus propices à l’émancipation
Car il est certain que l’état de dictature est réel dans plusieurs états. Que les démocraties qu’on nous vend ne le sont pas vraiment. Mais nous pouvons aussi être d’accord sur le fait qu’il y a des environnements plus propices à l’émancipation que d’autres. Dans nos pays occidentaux par exemple. Les enjeux ne sont pas les mêmes en vérité. Les défis non plus.
Dans le potentiel, ici, nous pouvons créer notre liberté même si nous sommes régis par des systèmes asservissants. Nous ne sommes pas en train de lutter pour notre survie comme c’est le cas dans de nombreux endroits du globe. Et je n’ignore pas les personnes vivant dans une très grande précarité. Mais nous n’avons pas à affronter la guerre, la famine ou des épidémies.
Ainsi, à quel niveau se passe la lutte pour nous dans les pays occidentaux ?
La libération se joue au niveau de nos pensées
Cela se joue au niveau de nos pensées et de notre conscience. A quel point sommes-nous conditionnés au malheur, à penser que la vie est une lutte sans fin par exemple ? Ou à penser petit, à ne pas prétendre à gagner trop d’argent comme c’est si mal vu en France ? À considérer qu’il faut souffrir pour réussir, l’un n’allant pas sans l’autre ? A quel point sommes-nous programmés à servir le système tel qu’il existe, à continuer de l’alimenter plutôt que de faire advenir des solutions qui résoudraient les problèmes actuels ?
Une révolution sage
La révolution la plus sage pour moi doit advenir dans la paix, la connaissance et surtout la construction.
Que faisons-nous en vociférant face à notre ennemi en lui demandant de cesser ses comportements, si ce n’est perdre du temps et lui accorder notre énergie ? Ne serait-elle plus utile à faire advenir le monde dans lequel on souhaite évoluer ?
Ainsi, il y a ceux qui feront le choix de manifester face à leur oppresseur, réclamant plus de liberté, avec la menace de subir la répression. Ceux qui n’en feront rien, se tairont dans le silence ou l’indifférence. Ceux qui choisiront de conquérir leur liberté en construisant la vie qu’ils veulent expérimenter.
La violence : une voie d’involution
La violence est une voie d’involution qui ne peut mener qu’à plus de violence. Laisserez-vous les tyrans vous emmener exactement sur le terrain qu’ils ont prévu pour vous faire sombrer ? Ou alors choisissez-vous dès à présent de vous émanciper de cette relation malsaine qui ne fait que siphonner davantage vos ressources intérieures. Faites-vous le choix de vous élever vers des réalités plus porteuses en fermant les yeux sur ces réalités que vous ne voulez plus côtoyer.
Quand cela est fait en conscience, dans une visée stratégique – celle de se préserver et de se maintenir intègre et vivant – c’est de la sagesse. Non de la faiblesse.
Quel combat souhaitons-nous mener ?
Il faut savoir quand prendre les armes et quand ne pas les prendre. Il faut savoir quel sorte de combat nous souhaitons mener et quel autre nous ne souhaitons plus. La période des révolutions sanglantes est terminée. Nous sommes à l’ère d’une guerre spirituelle. Ce qui signifie que les enjeux se placent au niveau de notre esprit, de notre conscience, de là où se porte notre attention.
C’est pour cela que cette société tout entière fonctionne sur la base d’un siphonnage énergétique et nous pompe à travers les médias, les réseaux sociaux, nous faisant osciller entre pleine futilité et peur intense.
Élevons-nous au-delà de ces problèmes
Élevons-nous au-delà de cette sombre existence qui n’est pas la nôtre, qui n’est pas celle que nous choisissons et portons notre attention sur tous les merveilleux projets qui nous tiennent à coeur. Nous ne fuyons pas, nous nous sauvons et nous donnons la possibilité à des générations à venir de grandir dans des territoires préservés quand d’autres vont petit à petit tomber dans les abysses.
Faire advenir nos réalités édéniques
Nous faisons advenir cette Terre et ces réalités édéniques, de paix, d’entraide, d’humanité dont nous rêvons depuis si longtemps. Ne demandons à personne la possibilité de vivre cela car nous sommes ceux qui devons nous octroyer cette autorisation. C’est ainsi que nous affirmons notre individuation, notre liberté, notre souveraineté.
Crédits photo : ©Tom Podmore
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