Le contrôle mental se résume en ces deux mots : prendre le contrôle de notre mental. A savoir notre psychisme, nos fonctions intellectuelles, ce qui nous permet de raisonner, de réfléchir et de prendre des décisions.
A quel point sommes-nous libres dans notre Conscience ? A quel point choisissons-nous les pensées qui viennent à nous ? Prenez le temps d’observer la qualité des pensées qui traversent votre esprit tout au long de la journée. De quelle nature sont-elles ? Sont-elles positives, porteuses, joyeuses ? Sont-elles suspicieuses, empreintes de scepticisme, de découragement ? Probablement les deux me diriez-vous mais dans quelle proportion s’expriment-elles ?
Perception biaisée
95 % de la fabrique de nos pensées proviennent de notre inconscient. Ce sont des processus mentaux automatiques qui influent nos choix et dictent nos comportements. D’après une étude menée par l’Université de Stanford en 2023, 78 % d’entre eux contiennent des biais cognitifs négatifs. C’est-à-dire que par défaut, nous percevons la réalité et projetons le futur de façon négative.
5 exemples de biais négatifs
Nous pouvons citer le fait de focaliser bien plus sur un échec que sur une réussite, sur une erreur que sur une œuvre globalement bien accomplie. Notre tendance à généraliser à partir d’une expérience qui nous est propre, qui s’est déroulée dans un contexte précis et à en faire une vérité pour toutes les situations semblables à venir. « J’ai raté à cet examen, je vais toujours échouer. » La pensée dichotomique est également très répandue, le fait de voir le monde en noir et blanc, c’est tout ou rien comme si la myriade d’autres réalités possibles n’était envisageable. La pensée catastrophe a aussi bon nombre d’adeptes, à savoir imaginer le pire quand on doit faire un choix. Enfin, les impératifs intérieurs « il faut, je dois » nous emmènent droit vers des attendus conditionnés qui peuvent être très éloignés de ce à quoi nous aspirons réellement.
Une époque d’émancipation
Notre époque nous offre des opportunités exceptionnelles de croissance, de connaissance profonde de soi, de révélations sur notre nature et d’émancipation, comme jamais cela n’a été le cas dans l’histoire de notre civilisation. Aussi, ce mode de pensées programmé par défaut dans notre subconscient ne questionnait peut-être pas tant que cela à des périodes pas très éloignées. L’ordre de la société était si établi et ancré que la majorité d’entre nous n’envisagions même pas qu’une autre réalité était possible. Et pourtant aujourd’hui, nous le découvrons.
Pourquoi la question des pensées qui nous habite est-elle primordiale ? Parce que nos pensées influencent nos choix qui déterminent les actions que l’on pose et les comportements que l’on adopte. Et d’eux découle l’expérience de vie que l’on en fait.
Ainsi, prendre pour vrai des pensées qui ne reflètent qu’une perception de la réalité et en plus négative, ne peut à terme nous amener qu’à vivre une expérience peu satisfaisante, peu épanouissante. Et il est clair que notre potentiel d’expression ne peut se réaliser dans ces conditions.
Au service de la Matrice
Car nous sommes tous porteurs d’un potentiel de création sans fin mais il est programmé par défaut pour nous faire réaliser des actions qui correspondent aux cadres dans lesquels nous grandissons. Nous sommes formatés pour continuer d’alimenter ces systèmes en ne développant pas trop d’esprit critique, en acceptant les informations transmises par les médias sans les interroger, en s’enfonçant dans une dynamique de remboursement de crédit qui nous obligent à poursuivre le salariat bien souvent à des postes qui ne nous conviennent pas vraiment.
Le challenge de l’émancipation
Et dès lors que l’on se met en quête d’une autre vie, d’une nouvelle respiration pour notre âme, tout autour de nous peut s’ériger pour nous y empêcher. Car nous devenons un élément du système qui essaie de s’en émanciper, qu’il en soit conscient ou non. L’impulsion première est bien souvent celle de se rapprocher d’un sentiment de cohésion en soi, d’atteindre un état d’être plus complet, plus serein, plus nourrissant. Mais du point de vue de la matrice dans laquelle on est, c’est une forme d’échappatoire. Nous nous dissocions du fonctionnement de ces structures (économique, social, politique etc.)
Nous pouvons alors remarquer combien, les pensées vont devenir plus agressives, plus dévalorisantes et la peur va prendre de plus en plus de place dans notre esprit. On ose imaginer se libérer d’un carcan dans lequel on a toujours été. C’est dangereux. Cette zone inconnue est potentiellement dangereuse. C’est ce que nos pensées vont amplifier. Mais elles omettent de mettre le focus sur tout le positif qui peut advenir d’une telle décision : non seulement en terme d’accomplissement pour soi, d’être davantage enfin en phase avec ce qui nous anime, nos spécificités propres mais aussi en terme d’impact sur le collectif. Car une personne réellement à sa place a un impact décuplé sur son environnement.
Coupé de son essence
Prenez l’exemple de ce conseiller bancaire qui aimait passer du temps en nature petit et se souciait beaucoup de l’état des forêts. Dans quelle mesure son potentiel « sensibilité verte » pourrions-nous la nommer, sert dans une institution bancaire ? Non seulement cet individu s’éteint à petit feu à son poste, même s’il gagne bien sa vie et rembourse ses prêts tout en offrant un avenir sécure à ses enfants. Mais en plus, toute sa sensibilité écologique, envers la nature, le vivant est laissée de côté. Alors qu’il opérerait très probablement avec brio parce que c’est l’une de ses aspirations profondes. Il agirait avec passion et sans problème se dédierait à son travail, chercherait à s’enrichir davantage pour devenir un meilleur expert, simplement parce que la curiosité saine le pousserait naturellement à le faire.
Les exemples comme celui-ci sont nombreux. Je pense que très peu, trop peu d’êtres humains sont vraiment à leur place, en accord avec leurs valeurs intrinsèques.
Influence sur les relations
De même il est intéressant d’observer les pensées qui nous habitent dans nos interactions avec les autres, avec des inconnus ou lorsque l’on souhaite nouer des liens plus intimes. Beaucoup de peurs reliées à des blessures peuvent faire surface et un filtre distordu de la réalité peut recouvrir notre regard. Là encore, les pensées auxquelles nous donnons du crédit peuvent servir le lien ou lui nuire.
Faites le test d’engager une nouvelle action significative dans votre vie, de vous mettre en direction d’un objectif qui vous tient à coeur, un objectif suffisamment important pour qu’il vous demande une forme d’implication. Et portez attention à vos pensées tout au long du processus.
Nous ne sommes pas égaux par rapport à cela. Plus nous avons été abîmés psychiquement au cours de notre vie, de notre enfance notamment, plus les portes d’entrée pour des pensées négatives vont être nombreuses. Plus nous les croirons vraies et plus nous renoncerons aux actions qui nous mobilisent.
La pensée créé la réalité
Car c’est ce que produit comme réalité très tangible le fait de suivre des pensées qui nous plombent, nous dévalorisent ou encore dessinent des perspectives sombres pour notre futur. Ajouté à cela, nous pouvons aussi comprendre comment tout dans cette société nous dévie en permanence de nos objectifs sacrés, de ceux qui comptent pour nous. Plus nous nous exposons aux réseaux sociaux, à Internet de manière générale, plus nous consumons du temps et de l’énergie. Simplement en consultant du contenu qui nous happe sans rien nous apporter ou alors en laissant le poison de la comparaison s’immiscer en nous quand nous voyons d’autres faire ou vivre ce que l’on voudrait nous aussi.
Mais au lieu de faire, nous sommes à ce moment-là spectateur. Et regardez combien il est facile pour cette machinerie de nous faire porter l’attention ailleurs que sur nos projets, de nous retourner la tête et d’ancrer en nous la certitude que ce que l’on était en train de construire n’avait pas tellement d’importance.
Impuissance et désespoir
Le problème est qu’à force de subir cette situation, on perd espoir. Les courageux qui osent déjà embrasser l’idée qu’ils peuvent se créer une autre vie, une vie sur mesure, en lien avec ce qu’ils trouvent de plus beau, nourrissant et épanouissant, peuvent aussi finir par abandonner leurs projets, sans même sans rendre compte. Les difficultés à matérialiser leur rêve demande tellement de concentration, au quotidien, qu’ils finissent par y renoncer ou alors changent de projets en imaginant pouvoir contourner le problème.
Le sentiment d’impuissance peut alors dominer nos vies, nous renvoyant l’image que nous sommes incapables de réaliser nos projets de coeur et que tout cela n’est qu’une utopie réservée à une petite poignée de personnes. Mais la vérité est autre. C’est parce que nous avons laissé ces pensées négatives impulsées nous dévier. Nous les avons crues et elles ont gagné.
Où se trouve notre liberté ?
Ainsi, le contrôle mental sur cette planète s’exprime à ce niveau-là, au niveau de notre mental et au niveau de nos pensées. Nous pouvons prétendre être libre en voyageant aux quatre coins du globe, en traversant les pays en sac-à-dos ou encore en vivant isolé de la société dans un habitat léger à la campagne. Mais qu’en est-il de nos pensées au quotidien ? Sont-elles sereines et nous soufflent-elles des paroles de sagesse, d’amour, d’unité ? Nous font-elles évoluer ou involuer ? Nous permettent-elles de devenir une meilleure personne, plus en maîtrise d’elle-même ou nous mènent-elle vers davantage de division en soi et avec le monde ?
Redevenir Maître de ses pensées
Sur un chemin d’éveil, notre première mission consiste à comprendre profondément le degré d’asservissement qui opère au niveau de notre conscience. Et cet esclavagisme se manifeste par nos pensées. Alors nous devons apprendre à développer une maîtrise dans la posture que nous adoptons vis-à-vis d’elles. Car nous ne pourrons jamais les empêcher d’être et de pénétrer en nous mais nous pouvons refuser qu’elles y restent. Nous pouvons faire en sorte de ne pas les alimenter, de ne pas leur donner plus d’importance qu’elles n’en ont. Comprenant que si elles sont de nature à nous victimiser ou à blâmer les autres ou l’existence, alors elles sont destructrices pour notre être.
Cette maîtrise prend du temps à s’implémenter. C’est la posture de l’observateur neutre vers laquelle il s’agit de tendre et qui consiste en le fait de se détacher de ces pensées qui ne sont pas notre identité. Elles passent par notre esprit mais ne sont pas nous. La voix de notre Âme nous soufflera toujours des paroles bienveillantes, matures et favorisant notre croissance. Tout ce qui n’est pas cela, ne vient pas de notre Être véritable et ne souhaite qu’une chose : que nous restions asservis pour nourrir la matrice.
Chercher du soutien
Un grand soutien dans la récupération de notre souveraineté est le travail avec un thérapeute ou un coach. Pour ce qui relève des blessures psychiques, des traumas et de la libération de charges émotionnelles, les thérapeutes sont les personnes vers lesquelles vous tourner. Pour ce qui concerne la reconnexion à votre être profond et le passage à l’action pour non seulement accomplir ce qui vous est cher mais aussi enregistrer par l’expérience votre capacité à réaliser vos projets, à faire grandir vos aptitudes à vivre cette incarnation de façon alignée, alors les coachs sont vos alliés.
Il est possible de reprendre votre pouvoir créateur et de le mettre au service de ce qui vous semble juste et bénéfique pour ce monde. Pour faire advenir des réalités plus belles et éthiques sur Terre, nous avons besoin de personnes engagées à accomplir leurs souhaits d’âme, des personnes courageuses capables de dépasser le contrôle mental qui opère quotidiennement, de s’accrocher à leurs rêves et de les matérialiser. Des personnes humbles prêtes à fournir le travail de guérison nécessaire et de remettre au centre de leur vie ce qui leur permettra de quitter ce plan d’existence en paix.
Crédits photo : ©maxim-berg
Podcast de l’Article
A lire aussi…
Je suis Amélie, la fondatrice du Bouleau Enchanté et l’autrice de ces articles. Merci de votre présence ici. Vous pouvez retrouver les articles en format podcast sur la chaîne Youtube du Bouleau Enchanté.
