La niac des débuts
Quand on décide d’opérer un changement dans sa vie, les premiers temps sont relativement faciles. On a la niac du début, le résultat qu’on veut atteindre bien ancré dans notre ligne d’horizon, bref la motivation est à bloc. Et puis les jours passent, l’énergie toute concentrée du début se dilue, on perd l’entrain et on finit par abandonner notre résolution.
La déviation de l’attention, la dilution de l’énergie
J’explique cela sur quelques jours mais même au cours d’une journée ça peut nous arriver. Le matin on a une liste de choses à accomplir en tête. On est certain qu’on va tout faire cette fois-ci et hop le temps nous échappe. Un check sur l’un de nos profils de réseau social et nous voilà en train de lire ou visionner un contenu absolument nul de sens. Notre concentration est complètement dilapidée et on oublie les objectifs fixés. Et c’est souvent là quand on se rend compte qu’on a été dévié qu’on essaye de rectifier le tir mais la motivation a chuté quelque part. On a beaucoup moins de volonté.
Résister au chat des sirènes : les écrans
On comprend dans ces exemples que là où va notre attention, va notre énergie et va donc notre expérience de vie. Et pour avoir grandi sans Internet et sans smartphone, je vois clairement aujourd’hui ma capacité de focalisation qui a été très réduite. Le plus grand piège ça reste les écrans et tout ce qui peut amener à nous un contenu non demandé. C’est-à-dire que c’est comme résister au chant des sirènes que de se rendre sur Internet aujourd’hui car tout est fait pour nous proposer du contenu cliquable. Même pas du contenu intéressant mais un contenu qui va susciter notre curiosité. Et là il faut avoir le courage de ne pas cliquer ou alors d’arrêter après lecture ou visionnage. Car c’est comme être pris dans une spirale infernale.
La perte de la capacité à se concentrer
C’est pourquoi opérer des changements dans nos vies, des changements qui pour certains demandent du temps, de la régularité, de la constance, c’est si compliqué. On a perdu pour la grande majorité d’entre nous notre capacité de concentration. Regarder celle des jeunes générations qui ont grandi avec une extension smartphone au bout du bras avec la génération d’avant. C’est affolant.
Est-on libre ?
Est-ce qu’on peut dire qu’on est libre quand on est happé de cette manière ? Quand on veut accomplir des choses importantes pour nous ou même des choses du quotidien et que l’on se retrouve brinquebalé comme un pantin. Est-ce cela liberté ?
Pour moi non. C’est comme le fait d’être assailli de pensées négatives au sujet de quelque chose : des scénarios anxieux sur l’avenir, des ruminations du passé, c’est une charge énorme pour notre esprit. Et quand on est de la sorte envahi au niveau de notre conscience, on ne peut pas dire qu’on soit libre. Car tant qu’on réfléchit sans cesse, surtout négativement, on n’est pas dans l’action. On n’est pas dans la paix non plus.
Exemple : se faire happer par un contenu superficiel
Ce matin, je me suis levée avec une liste longue comme le bras de choses à faire. J’ai le temps pour les accomplir. Mais je me suis observée en même temps que je cochais les cases. Je me suis vue visionner cette vidéo nulle avant de me reprendre et de terminer l’écriture d’un article. Puis la motivation à aller à la piscine a baissé sauf qu’il me restait qu’une heure avant que ça ne ferme. Alors je me suis dit « tu vas au bout de ce que tu as décidé ». Et je suis allée et j’ai fait mon km, j’étais super contente.
Être l’esclave de ce qui nous dévie
Maintenir sa concentration ça demande un effort considérable. Et il est beaucoup plus facile de se laisser aller, de se dire « oh je remets à demain, on n’est pas à un jour près ». Et puis on reporte, on reporte et ce qui grandit en nous, c’est un sentiment insatisfaction. Parce qu’à ce moment-là, on est esclave de ce qui nous dévie. On ne peut dire qu’on est aux commandes de son véhicule physique. On ne peut pas dire qu’on suit nos élans du coeur et ce que l’on a décidé. Non, on est juste dévié.
Et le temps il n’est pas extensible. Les jours qui passent ne reviennent pas.
La maîtrise personnelle
Alors une des grandes qualités à développer à notre époque, c’est la maîtrise personnelle. Je dis, je fais. Je m’autodiscipline avec les écrans. Parce que pour avoir été fumeuse pendant 17 ans et cette année ça fait 10 ans que j’ai arrêté, Internet, les écrans, c’est addictif et ça nous contrôle. Nous ne sommes pas libres. C’est comme le fumeur qui te dit « fumer c’est un plaisir ». C’est faux, c’est l’histoire qu’il se raconte parce qu’il n’arrive pas à s’en détacher. Donc pour éviter un bug interne et rester en cohérence en lui-même, il se dit cela. Mais depuis quand inhaler du poison fait du bien ? C’est l’auto-destruction et ça nous nourrit la bête surtout.
Les pensées parasites
Et si notre esprit est trop souvent envahi de pensées parasites, il faut se faire accompagner par un thérapeute ou un coach selon. Parce que ce peut être des croyances limitantes, un besoin d’être soutenu des blessures psychiques voire des traumas. Et quand c’est des traumas non résolus, votre volonté ne peut rien faire face à ça. Il faut vous soigner, guérir, c’est la priorité. Tournez-vous vers les thérapies neuro-physiologiques telles que la Somatic Experiencing, le Brain Spottig ou encore l’EMDR.
L’engourdissement au quotidien
Si on ne décide pas chaque jour de s’engager dans notre vie, de s’engager à opérer des changements pour nous amener plus proche d’un idéal, alors notre esprit va s’engourdir. C’est comme le corps physique, à force se stagner devant son ordi, d’être dans son canapé, le moindre effort physique nous coûte. Parce qu’on a perdu l’habitude de la mise en mouvement et presque la remise en route est douloureuse. Mais à terme ce qui sera le plus douloureux, ce seront les regrets.
Quels sont vos projets inachevés ?
Alors est-ce qu’il y des projets que vous avez laissé de côté ou de petites tâches à réaliser mais qui quelque part stagnent à un endroit de votre conscience ? Finir un projet, finir une tâche ça apporte beaucoup de satisfaction. Parce que ça nous connecte au sentiment de contrôler notre vie, d’être réellement aux commandes de notre existence et donc à un sentiment de liberté.
Contacter la motivation profonde
Il y a des jours où ça ne va pas, où on a clairement pas envie. A nous de trouver les ressources pour maintenir l’effort. Et ce qui est beau d’observer au fil des ans, c’est la façon dont notre vie ressemble de plus en plus à notre idéal. Alors que décidez-vous de faire ?
Et si vous avez besoin d’une aide pour définir ce qui vous anime vraiment, parce que vous avez comme un sentiment de vide. Je peux vous accompagner en quelques séances à cela, à vous reconnecter à vos essentiels.
Crédits photo : ©debby-hudson
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